vendredi 21 janvier 2011

28. L’INTERRUPTION ( k ) - QUI EST LE SAINT-ESPRIT ?

En divers endroits dans le premier livre de la Bible, Dieu parle de lui-même au pluriel (voyez aussi la méditation 18) :

- Dans Genèse 1 : 26 Dieu parle de lui-même au pluriel quand il décide de créer l’homme : « Puis Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance. »

- Dieu se réfère à lui-même au pluriel après la révolte d’Adam et Eve contre lui : «L'Éternel Dieu dit: Voici, l'homme est devenu comme l'un de nous, pour la connaissance du bien et du mal... » (Genèse 3 : 22)

- Dieu parle de lui-même au pluriel quand il juge les hommes rebelles qui voulaient devenir des dieux et construire une société divine (la tour de Babel). Il dit : « Allons! Descendons, et là confondons leur langage, afin qu'ils n'entendent plus la langue, les uns des autres. » (Genèse 11 : 7)

C’est spécialement dans le Nouveau Testament, que Dieu (qui est un) commence à se révéler comme Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit, souvent en un seul verset. Voici trois exemples:

- Le soir avant sa mort Jésus promet à ses disciples qu’après sa résurrection quand il retournera au ciel il leur enverra le Saint-Esprit : « Quand sera venu le Consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi. » (Jean 15 : 26)

- Quand Étienne, le premier martyr chrétien est tué à coup de pierres nous lisons : « Étienne, rempli du Saint-Esprit, et fixant les regards vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. » (Actes 7 : 55)

- L’apôtre Paul termine sa deuxième lettre aux chrétiens à Corinthe avec la prière suivante : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit, soient avec vous tous. » (2 Corinthiens 13 : 14)

Nous venons de lire dans Genèse 1 : 26 : « Puis Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance. »

D’ailleurs, Paul a écrit aux chrétiens dans Colosses (la Turquie moderne) : « Le Fils est l'image (visible) du Dieu invisible... » (Colossiens 1 : 15)

Finalement Jésus lui-même a dit : « Celui qui me voit, voit celui qui m'a envoyé (c'est Dieu le Père). » (Jean 12 : 45)

Donc nous ne devons pas chercher à qui ressemble Dieu l’Esprit-Saint. Les trois derniers versets bibliques nous permettent de faire une découverte époustouflante. Dieu le Père et Dieu l'Esprit ressemblent à Jésus!

Tous les versets bibliques sont de NEG

vendredi 14 janvier 2011

27. L’INTERRUPTION ( j ) – LA DIVINE ÉTREINTE D’AMOUR

Nous avons vu dans les méditations 25 et 26 que la Bible nous presse à chercher Dieu en nous poussant à nous repentir de notre mode de vie rebelle. Dans la méditation 26 nous avons lu que nous pouvons croire que Dieu nous accorde le pardon total. Il le fait sur la base de notre foi dans la mort sacrificatoire de son Fils bien-aimé, Jésus-Christ (le Messie).

Jésus nous assure qu’il y a beaucoup de joies dans le ciel quand un pêcheur se repent : « De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance. » (Luc 15 : 7**)

Jésus compare l’amour de Dieu pour les rebelles repentants avec celui que le père compatissant manifesta au fils perdu dans la parabole : « Et il (le fils perdu) se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et l'embrassa.
Le fils lui dit : Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils.
Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe, et revêtez-le ; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous ; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir. »
(Luc 15 : 20-24**)

Comment percevrons-nous cette « divine étreinte d'amour » quand nous retournerons auprès de notre Père Céleste ?

L’apôtre Pierre encourage ses auditeurs frappés de conscience de se donner à Dieu. Il parle non seulement de leur besoin de repentance pour recevoir le pardon, mais aussi de la réponse compatissante de Dieu : « Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, à cause du pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » (Actes 2 : 38**)

Déjà six siècles auparavant, Dieu avait expliqué par son prophète Ézéchiel les conséquences de la repentance et du pardon. Ce serait comme « une divine étreinte d’amour » : « Je verserai sur vous l'eau pure qui vous purifiera ; oui, je vous purifierai de toutes vos souillures... Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J'enlèverai votre cœur insensible comme une pierre et je le remplacerai par un cœur réceptif. Je mettrai en vous mon Esprit, je vous rendrai ainsi capables d'obéir à mes lois, d'observer et de pratiquer les règles que je vous ai prescrites. » (Ézéchiel 36 : 25-27*)

Le soir avant sa mort, Jésus a promis à ses disciples juifs qu’après sa résurrection et son retour au ciel, il leur enverrait le Saint-Esprit : « Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi. » (Jean 15 : 26**)

Le précurseur de Jésus, Jean-Baptiste, a déjà prévu que Jésus-Christ (le Messie) serait le donateur de l'Esprit de Dieu. Il disait à ses auditeurs : « Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. » (Matthieu 3 : 11**)

Après sa résurrection et avant son retour au ciel, Jésus rencontrait régulièrement ses disciples pendant des repas. À une de ces occasions il leur a donné cet ordre : « ...ne vous éloignez pas de Jérusalem, mais attendez ce que le Père a promis, le don que je vous ai annoncé. Car Jean a baptisé avec de l'eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés avec le Saint-Esprit. » (Actes 1 : 4-5*)

Plus tard, l’apôtre Pierre partagea à ses collègues juifs à Jérusalem une rencontre qu’il avait eue avec des non Juifs ; Ils étaient intéressés à écouter le message de Jésus, le Messie Juif.

Pendant cette réunion Dieu a montré à Pierre qu’Il donnerait son Esprit à chacun qui se repent et croit en son Fils. Pierre a dit :
« Je commençais à parler, lorsque le Saint-Esprit descendit sur eux, tout comme il était descendu sur nous au début (voyez Actes 2). Je me souvins alors de ce que le Seigneur avait dit: ‹Jean a baptisé avec de l'eau, mais vous, vous serez baptisés avec le Saint-Esprit.› Dieu leur a accordé ainsi le même don que celui qu'il nous a fait quand nous avons cru au Seigneur Jésus-Christ: qui étais-je donc pour m'opposer à Dieu ? »
(Actes 11 : 15-17*)

L’apôtre Paul rappelle aux disciples de Jésus à Rome : « ...Celui qui n'a pas l'Esprit du Christ [le Messie] ne lui appartient pas. » (Romains 8 : 9*)

Nous voyons donc dans ces versets qu’après être venu à Jésus-Christ le Messie et s’être repenti, Dieu nous comble de son amour et nous accorde le Saint-Esprit.

Alors pourquoi tant de chrétiens doutent encore de la présence et de l’œuvre du Saint-Esprit dans leurs vies ?

Si vous luttez encore avec ce problème, parlez-en à Dieu. Découvrez ce qui est écrit dans la Parole de Dieu [la Bible] concernant la personne et l’œuvre du Saint-Esprit. Vous pourriez demander conseil à d’autres chrétiens.

Jésus a promis : « Tout mauvais que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants. A combien plus forte raison, donc, le Père qui est au ciel donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent. » (Luc 11 : 13*)

La prochaine fois nous nous poserons la question de savoir :
Qui est le Saint-Esprit ?


* BFC, ** NEG

vendredi 7 janvier 2011

26. L’INTERRUPTION (i) - COMMENT PUIS-JE RECEVOIR LE PARDON DE DIEU ET LE SALUT ?

Dans les méditations 24 et 25 nous avons vu que la “repentance” décrite par la Bible est la première condition pour s’approcher humblement de Dieu et pour recevoir le pardon et le salut.

Mais comment apaiserai-je vraiment la colère de Dieu contre moi ? Comment puis-je recevoir le pardon de Dieu pour ma rébellion et mon orgueil ? Comment notre relation sera-t-elle restaurée ? Autrement dit : comment trouver la paix avec Dieu ?

La lettre aux Hébreux nous donne la première indication
(évidente) : « Or, personne ne peut plaire à Dieu sans la foi. En effet, celui qui s'approche de Dieu doit croire que Dieu existe et qu'il récompense ceux qui le cherchent. » (Hébreux 11 : 6*)

La Bible dit que trouver le pardon de Dieu commence par écouter et croire le message concernant son fils unique, Jésus Christ (le Messie).

L’apôtre Paul déclare : « Ainsi, la foi vient de ce qu'on écoute la nouvelle proclamée et cette nouvelle est l'annonce de la parole du Christ. » (Romains 10 : 17*)

Donc, quelle est cette bonne nouvelle de Jésus Christ ? L’apôtre Paul explique : « Par le Christ, Dieu agissait pour réconcilier tous les humains avec lui, sans tenir compte de leurs fautes. Et il nous a chargés d'annoncer cette œuvre de réconciliation. »
(2 Corinthiens 5 : 19*)

Dans sa lettre aux chrétiens à Rome, Paul clarifie ce message :
« Mais Dieu, dans sa bonté, les rend justes à ses yeux, gratuitement, par Jésus-Christ qui les délivre du péché. Dieu l'a offert en sacrifice afin que, par sa mort, le Christ obtienne le pardon des péchés en faveur de ceux qui croient en lui... » (Romains 3 : 24-25*)

Si nous croyons que Dieu a envoyé son Fils dans notre monde, qu’il a payé pour nous qui étions rebelles et coupables alors Dieu nous pardonne et nous sauve de sa juste colère.

L’apôtre Jean écrit : « L'amour consiste en ceci : ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c'est lui qui nous a aimés; il a envoyé son Fils qui s'est offert en sacrifice pour le pardon de nos péchés. » (1 Jean 4 : 10*)

L’apôtre Paul met la bonne nouvelle de la mort sacrificielle de Jésus pour nous dans une coquille de noix en l’appelant : “le message de la croix”.

Il dit aux disciples de Jésus à Corinthe : « La prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés elle est une puissance de Dieu. »
(1 Corinthiens 1 : 18**)

L’apôtre Paul nous exhorte à accepter et à croire ce message qu’il a reçu de Dieu :
« Car, par le Christ, Dieu agissait pour réconcilier tous les humains avec lui, sans tenir compte de leurs fautes. Et il nous a chargés d'annoncer cette œuvre de réconciliation. Nous sommes donc des ambassadeurs envoyés par le Christ, et c'est comme si Dieu lui-même vous adressait un appel par nous: nous vous en supplions, au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Le Christ était sans péché, mais Dieu l'a chargé de notre péché, afin que, par lui, nous ayons part à l'œuvre salutaire de Dieu. »
(2 Corinthiens 5 : 19-21*)

Quand le gardien a demandé à Paul et son collègue Silas :
« Messieurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? » ils ont simplement répondu : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille. » (Actes 16 : 30-31*)

Croyez-vous au Seigneur Jésus pour votre pardon et votre salut ?

Pour plus d’informations sur “le message de la croix” voyez les méditations 5, 11, 22 et 23.


* BFC , ** NEG

lundi 27 décembre 2010

25. L’INTERRUPTION (h) - QUE SIGNIFIE LA REPENTANCE ? (suite)

(2a) Repentance : décision d’aimer Dieu de tout son cœur, vouloir lui obéir et suivre le Seigneur Jésus quelles qu’en soient les conséquences.

Jésus nous avertit à considérer attentivement le prix avant de nous engager à le suivre :
« Celui qui vient à moi doit me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et même à sa propre personne. Sinon, il ne peut pas être mon disciple.
Celui qui ne porte pas sa croix pour me suivre ne peut pas être mon disciple.
Si l'un de vous veut construire une tour, il s'assied d'abord pour calculer la dépense et voir s'il a assez d'argent pour achever le travail.
Autrement, s'il pose les fondations sans pouvoir achever la tour, tous ceux qui verront cela se mettront à rire de lui en disant: ‹Cet homme a commencé de construire mais a été incapable d'achever le travail!›
De même, si un roi veut partir en guerre contre un autre roi, il s'assied d'abord pour examiner s'il peut, avec dix mille hommes, affronter son adversaire qui marche contre lui avec vingt mille hommes. S'il ne le peut pas, il envoie des messagers à l'autre roi, pendant qu'il est encore loin, pour lui demander ses conditions de paix.
Ainsi donc, ajouta Jésus, aucun de vous ne peut être mon disciple s'il ne renonce pas à tout ce qu'il possède. »
(Luc 14 : 26 - 33*)

De nouveau, Jésus nous fait prendre conscience du fait que « si quelqu'un veut venir avec moi, qu'il cesse de penser à lui-même, qu'il porte sa croix chaque jour et me suive.
En effet, celui qui veut sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera.
A quoi sert-il à un homme de gagner le monde entier, s'il se perd lui-même ou va à sa ruine? »
(Luc 9 : 23-25*)

L’apôtre Paul parle de sa propre décision de suivre Jésus Christ de tout son cœur quand il écrit :
« Et je considère même toute chose comme une perte en comparaison de ce bien suprême: connaître Jésus-Christ mon Seigneur, pour qui je me suis privé de tout avantage personnel; je considère tout cela comme des déchets, afin de gagner le Christ et d'être parfaitement uni à lui....
Je fais une chose: j'oublie ce qui est derrière moi et m'efforce d'atteindre ce qui est devant moi. Ainsi, je cours vers le but afin de gagner le prix que Dieu, par Jésus-Christ, nous appelle à recevoir là-haut. »
(Philippiens 3 : 8.9.13.14*)

(2b) Repentance : si nécessaire, réparations pour blessures et pertes.

Concernant le peuple d’Israël, Dieu a dit à Moïse (1400 av. J.-C) : « Supposons qu'un homme commette une faute grave envers le Seigneur en faisant du tort à un compatriote: par exemple il ment au sujet d'un objet qu'il a reçu en dépôt, qu'il a emprunté, volé ou extorqué; ou bien il a trouvé un objet perdu et il le nie; ou encore il prononce un serment mensonger pour camoufler n'importe quel méfait du même genre.
Cet homme a donc commis une faute et il est coupable; il doit restituer l'objet qu'il a volé, extorqué, trouvé, ou qu'on lui a confié, ou l'objet au sujet duquel il a prononcé un faux serment. Non seulement il le restitue intégralement, mais il y ajoute encore un cinquième de sa valeur; il le remet au propriétaire légitime dès qu'il se reconnaît coupable. »
(Lévitique 5 : 21-24*)

Zachée, le chef corrompu des collecteurs d’impôts à Jéricho s’est repenti de ses mauvaises actions et a décidé de suivre Jésus. Sa prise de décision a porté des fruits immédiats et il a dit :
« Écoute, Maître, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j'ai pris trop d'argent à quelqu'un, je vais lui rendre quatre fois autant. » (Luc 19 : 8*)

Il est clair qu’en lisant ces textes nous voyons que la repentance en elle-même n’accorde pas le pardon de Dieu pour nos mauvaises actions. D’autre part elle ne nous sauve pas non plus de la juste colère de Dieu à cause de notre nature rebelle.

La « repentance” décrite par la Bible est la première condition pour s’approcher humblement de Dieu. Ainsi nous pouvons recevoir le pardon et le salut.

La repentance démontre que je suis disposé à capituler devant Dieu, en renonçant à ma rébellion et à mon orgueil.

Elle prouve que je veux inconditionnellement me tourner vers Dieu.

Elle montre que j'ai décidé d’abandonner catégoriquement tout ce que Dieu déteste.

Elle indique même que je suis prêt à laisser de côté n’importe qui et n’importe quoi qui m’empêcherait de suivre Jésus inconditionnellement.

La « repentance » montre ma bonne volonté qui est indispensable pour rencontrer humblement le Dieu qui m’aime.

Alors, que manque-t-il pour recevoir le pardon et le salut de Dieu ?
Nous le verrons la semaine prochaine.

* BFC

samedi 13 novembre 2010

24. L’INTERRUPTION (g) - QUE SIGNIFIE LA REPENTANCE ?

Le mot “repentance” est la traduction d’un nom grec qui signifie : « avoir un changement de cœur, un changement du style de vie ou un changement de direction ».

La Bible utilise cette expression pour montrer qu’une personne devient consciente de sa rébellion contre Dieu. Alors elle décide d’abandonner son style de vie coupable pour retourner à Dieu et chercher son pardon.

Les caractéristiques bibliques de « la repentance » incluent normalement deux facettes :

1. Se détourner d'un style de vie rebelle :
a) reconnaître avec remords ses mauvaises actions,
b) rompre radicalement avec le passé coupable.

2. Se tourner vers Dieu :
a) décider d’aimer Dieu de tout son cœur, lui obéir et suivre le Seigneur Jésus quelles qu’en soient les conséquences,
b) si nécessaire, réparer des dommages ou des blessures.

1 a ) Repentance : une reconnaissance pleine de remords pour toutes les mauvaises actions.

Voilà quatre des nombreux exemples bibliques d’une reconnaissance pleine de remords à cause des mauvaises actions :

David, le roi d’Israël (1000 av. J.-C.) a cherché la miséricorde de Dieu après une affaire extraconjugale en priant :
« O Dieu, toi qui es si bon, aie pitié de moi; toi dont le cœur est si grand, efface mes désobéissances. Lave-moi complètement de mes torts, et purifie-moi de ma faute. Je t'ai désobéi, je le reconnais; ma faute est toujours là, je la revois sans cesse.
C'est contre toi seul que j'ai mal agi, puisque j'ai fait ce que tu désapprouves. Ainsi tu as raison quand tu prononces ta sentence, tu es irréprochable quand tu rends ton jugement. Oui, je suis marqué par le péché depuis que je suis né, plongé dans le mal depuis que ma mère m'a porté en elle.
Mais ce que tu aimes trouver dans un cœur humain, c'est le respect de la vérité. Au plus profond de ma conscience, fais-moi connaître la sagesse. Fais disparaître ma faute, et je serai pur; lave-moi, et je serai plus blanc que neige »
(Psaume 51 : 3-9*).

Le prophète Ésaïe (700 av.J.-C.) a supplié Dieu en faveur de son peuple rebelle en disant : « Tu viens à la rencontre de ceux qui font ta volonté, qui la font avec joie, et qui pensent à suivre les chemins que tu as tracés. Si tu t'es irrité, c'est que nous étions coupables.
Mais c'est toujours sur ces chemins que nous trouverons le salut. Nous sommes tous impropres à ton service, comme un objet impur; et toutes nos belles actions sont aussi répugnantes qu'un linge taché de sang. Nos torts nous emportent tous comme les feuilles mortes balayées par le vent. Il n'y a plus personne pour s'adresser à toi, pour se ressaisir et s'attacher à toi.
Car tu refuses de nous voir, et tu nous as livrés découragés au pouvoir de nos fautes. Et pourtant, Seigneur, c'est toi qui es notre père. Nous sommes l'argile, et tu es le potier, tu nous as tous façonnés. Seigneur, ne sois pas trop irrité, ne te rappelle pas sans cesse nos torts... »
(Ésaïe 64 : 4-8*)

Jésus a donné un exemple de repentance dans la parabole du fils rebelle. Il a quitté sa maison, a gaspillé tout son argent en vivant dans la débauche et qui s’est retrouvé dans le caniveau : « Alors, il se mit à réfléchir sur sa situation et se dit: ‹Tous les ouvriers de mon père ont plus à manger qu’il ne leur en faut, tandis que moi, ici, je meurs de faim! Je veux repartir chez mon père et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre Dieu et contre toi, je ne suis plus digne que tu me regardes comme ton fils... »
(Luc 15 : 17-19*)

Jésus a aussi raconté une histoire d’un collecteur d’impôt qui était plein de remords (il était bien connu à cause de ses affaires corrompues) : « Le collecteur d'impôts, lui, se tenait à distance et n'osait pas même lever les yeux vers le ciel, mais il se frappait la poitrine et disait: ‹O Dieu, aie pitié de moi, qui suis un pécheur.› » (Luc 18 : 13*)

1 b ) Repentance : un arrêt radical avec le passé coupable.

Beaucoup de textes dans la Bible montrent la nécessité d’un arrêt radical avec notre passé coupable si nous voulons suivre Jésus. Voici quelques exemples :

Le livre des Proverbes nous avertit : « Rien ne réussit à celui qui cache ses fautes, mais celui qui les avoue et y renonce est pardonné » (Proverbes 28 : 13*).

Dans le livre des Actes nous lisons l’histoire de nombreuses personnes reconnaissant leurs actions coupables avec regret ont rompu radicalement avec leur passé : « Beaucoup de ceux qui étaient devenus croyants venaient avouer à haute voix le mal qu'ils avaient fait. Un grand nombre de ceux qui avaient pratiqué la magie apportèrent leurs livres et les brûlèrent devant tout le monde. On calcula la valeur de ces livres et l'on trouva qu'il y en avait pour cinquante mille pièces d'argent » (Actes 19 : 18-19*).

L’apôtre Paul encourage ceux qui veulent suivre Jésus Christ : « Ne vous conformez pas aux habitudes de ce monde, mais laissez Dieu vous transformer et vous donner une intelligence nouvelle. Vous pourrez alors discerner ce que Dieu veut: ce qui est bien, ce qui lui est agréable et ce qui est parfait » (Romains 12 : 2*).

L’apôtre Paul rappelle aux disciples de Jésus à Éphèse (la Turquie moderne) le passé coupable auquel ils ont renoncé : « Autrefois, vous étiez spirituellement morts à cause de vos fautes, à cause de vos péchés. Vous vous conformiez alors à la manière de vivre de ce monde; vous obéissiez au chef des puissances spirituelles de l'espace [Satan], cet esprit qui agit maintenant en ceux qui s'opposent à Dieu.
Nous tous, nous étions aussi comme eux, nous vivions selon les désirs de notre propre nature, nous faisions ce que voulaient notre corps et notre esprit. Ainsi, à cause de notre nature, nous étions destinés à subir le jugement de Dieu comme les autres.
Mais la compassion de Dieu est immense, son amour pour nous est tel que, lorsque nous étions spirituellement morts à cause de nos fautes, il nous a fait revivre avec le Christ. C'est par la grâce de Dieu que vous avez été sauvés »
(Éphésiens 2 : 1-5*).

Plus tard, dans la même lettre, l’apôtre exhorte ses lecteurs à rester fidèles à leur décision initiale. Ils ne doivent pas reprendre leur ancien style de vie sans Dieu :
« Voici donc ce que je vous demande avec insistance au nom du Seigneur: ne vous conduisez plus comme les païens que leurs pensées mènent au néant.
Ils refusent de comprendre; ils n'ont aucune part à la vie qui vient de Dieu, parce qu'ils sont complètement ignorants et profondément endurcis.
Ils ont perdu tout sentiment de honte; ils se sont livrés au vice et commettent sans aucune retenue toutes sortes d'actions impures.
Ce n'est pas là ce que vous avez appris au sujet du Christ!
Vous avez certainement entendu tout ce qui le concerne, et on vous a enseigné, en tant que chrétiens, la vérité qui est en Jésus. Vous devez donc, en renonçant à votre conduite passée, vous débarrasser de votre vieille nature que ses désirs trompeurs mènent à la ruine. Il faut vous laisser complètement renouveler dans votre cœur et votre esprit »
(Ephésiens 4 : 17-23*).

Dans notre prochaine méditation nous continuerons à réfléchir sur les caractéristiques de la repentance biblique. Alors restez
en ligne !

* BFC

vendredi 22 octobre 2010

23. L’INTERRUPTION (f) - QUE DOIS-JE FAIRE POUR ÊTRE SAUVÉ ?

Dans la méditation 22 nous avons lu que Dieu nous aime et qu’il veut pardonner notre rébellion contre lui. Ainsi il veut pardonner nos mauvaises actions qui sont le résultat de notre rébellion. Il veut également nous sauver de sa juste colère.

Pourtant la question est : Est-ce que je suis sauvé et pardonné
« automatiquement » à cause de la mort expiatoire de Christ ou
y a-t-il quelque chose que je doive faire ?

Il y a 2000 ans quelqu’un à Philippes (une ville grecque) a posé cette même question à l’apôtre Paul et à son collègue Silas :
« Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? »
(Actes 16 : 30*)

Ils répondirent : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé. »
(Actes 16 : 31*)

L’apôtre Paul rappelle aux chrétiens de Rome le salut que Dieu leur a accordé dans son amour : « Dieu l'a offert en sacrifice afin que, par sa mort, le Christ obtienne le pardon des péchés en faveur de ceux qui croient en lui » (Romains 3 : 25**).

L’apôtre Pierre parle de Jésus quand il explique : « Tous les prophètes [d’Ancien Testament] ont parlé de lui, en disant que quiconque croit en lui reçoit le pardon de ses péchés par le pouvoir de son nom » (Actes 10 : 43**).

D’ailleurs l’apôtre Paul conseille les Juifs à Pisidie Antioche (la Turquie moderne) de tendre l’oreille à son message crucial : « Vous devez le savoir: c'est par Jésus que le pardon des péchés vous est annoncé; c'est par lui que quiconque croit est libéré de tous les péchés... » (Actes 13 : 38-39**)

Quand l’apôtre Paul a exposé son ministère aux responsables d’église à Éphèse (aussi en Turquie moderne) il a dit : « J'ai appelé Juifs et non-Juifs à se convertir à Dieu et à croire en notre Seigneur Jésus » (Actes 20 : 21**).

Ainsi selon les prophètes de l’Ancien Testament et les apôtres de Jésus, le salut est un don de Dieu. Pourtant je ne suis pas
« automatiquement » sauvé de la juste colère de Dieu. Je ne suis pas « automatiquement » pardonné même si Jésus a été puni pour mes péchés. Il faut que je réponde personnellement à l’invitation : le salut de Dieu est pour moi et je peux l’accepter.

Nous comprenons d’après les textes bibliques mentionnés ci-dessus, que nous sommes faits justes avec Dieu et nous avons reçu le pardon :

- quand nous nous tournons vers Dieu en nous repentant ;

- quand nous plaçons notre confiance en Jésus Christ ;

- quand nous croyons que Dieu a envoyé son Fils Unique, qu’il a été puni pour nos péchés et qu’ainsi il satisfait la colère de Dieu contre moi ;

- quand nous croyons que Jésus a versé son sang, il a sacrifié sa vie pour nous.


Mais que signifient : « la repentance » et « avoir la foi en Jésus Christ » ?

Nous réfléchirons sur tout cela dans les prochaines méditations.


* NEG, ** BFC

samedi 2 octobre 2010

22. L’INTERRUPTION (e) - COMMENT DIEU NOUS SAUVE DE SA JUSTE COLÈRE ?

Dans la méditation 21 nous avons lu que selon la Bible, c’est la passion de Dieu pour l’amour, la vérité et la justice qui provoque sa juste colère.

Par conséquent, notre première question est aujourd’hui: Existe-t-il un être humain qui ait vécu une vie juste et parfaite selon les standards de Dieu (voyez méditations 15 et 17) et qui serait donc exclu de la colère de Dieu?

Éccléciaste 7 : 20* nous rappelle : « Non, il n'y a sur la terre point d'homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais. »

Le prophète Ésaïe explique notre condition humaine : « Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie. »
(Ésaïe 53 : 6*)

Le même prophète continue : « Nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé; nous sommes tous flétris comme une feuille, et nos crimes nous emportent comme le vent » (Ésaïe 64 : 5*).

En parlant de toute l’humanité l’apôtre Paul constate : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3 : 23*).

L’apôtre Jean remarque dans une de ses lettres : « Si nous prétendons être sans péché, nous nous trompons nous-mêmes et la vérité n'est pas en nous. Si nous disons que nous n'avons pas péché, nous faisons de Dieu un menteur et sa parole n'est pas en nous » (1 Jean 1 : 8 et 10**).

Comme nous l’avons vu dans les textes précédents l’humanité est perdue à cause de sa rébellion et de sa désobéissance à la Loi d’amour de Dieu (voyez méditations 15, 17, 19 et 21). Donc nous méritons sa juste colère.

Plusieurs questions se posent :
- Comment un Dieu d’amour peut-il nous sauver de sa juste
colère ?
- Comment Dieu pourrait il nous déclarer innocent sans annuler sa juste Loi ?

L’apôtre Paul explique aux chrétiens à Rome comment Dieu a résolu ce problème insurmontable. Il l’a fait en envoyant son Fils unique dans notre monde : « Dieu, dans sa bonté, les rend justes à ses yeux, gratuitement, par Jésus-Christ qui les délivre du péché. »
(Romains 3 : 24**) (Voyez méditations 4, 5 et 11)

L’apôtre Jean a parlé de l’amour de Dieu pour notre monde rebelle : « Car Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne soit pas perdu mais qu'il ait la vie éternelle. Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour sauver le monde par lui. »
(Jean 3 : 16-17**)

Paul explique aux disciples de Jésus à Corinthe : « Celui que était innocent de tout péché, Dieu l’a condamné comme un pécheur à notre place pour que, dans l’union avec le Christ, nous soyons justes aux yeux de Dieu » (2 Corinthiens 5 : 21***).

Le prophète Ésaïe l’a déjà prévu 700 ans avant la naissance de Jésus. Jésus serait le Messie de Dieu puni pour la rébellion de toute l'humanité. Il a déclaré : « L'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous » (Ésaïe 53 : 6**). (Voyez méditations 4, 5 et 11)

L’apôtre Pierre montre comment la punition de Jésus Christ ôte la juste colère de Dieu concernant notre rébellion et comment elle restitue notre communion avec Dieu : « En effet, le Christ lui-même a souffert, une fois pour toutes, pour les péchés des humains; innocent, il est mort pour des coupables, afin de vous amener à Dieu » (1 Pierre 3 : 18**).

Nous lisons dans la Bible que Dieu est prêt à nous pardonner nos mauvaises actions et à nous sauver de sa juste colère.

Est-ce que cela signifie que nous sommes sauvés et pardonnés
« automatiquement » ou devons–nous agir et faire quelque
chose ? Suite lors de la prochaine méditation !


* NEG, ** BFC, *** Semeur